Culture Lecture

La dernière Reine – Philippa Gregory

16 juillet 2018
Blog avis la dernière reine

Parfois, il faut savoir apprécier les petits bonheurs que nous offre la vie. Vous voyez, depuis peu, je suis une fois de plus au chômage. Et pour tout vous dire, j’ai eu beaucoup de mal à l’encaisser, d’autant plus que cela a été très rapide. J’étais en train de errer à la FNAC comme une âme en peine, quand j’ai vu que non pas un, ni deux, mais bien trois livres qui m’intéressaient venaient de sortir. Alors, ça ne va pas me donner du boulot, mais au moins j’ai arrêté de tourner en rond chez moi ! Oui, c’est vraiment un tout petit bonheur, mais en ce moment je dois me contenter de ça !!!

Le premier roman que je viens de terminer, n’intéressera sans doute personne, mais j’ai tout de même envie de vous parler. Comme c’est écrit dans le titre, il s’agit de la dernière Reine, un roman de Philippa Gregory, auteur reconnue pour ses romans historiques. L’action se déroule à la renaissance, dans l’Angleterre des Tudors, et l’on découvre le destin de Kateryn Parr, la dernière Reine d’Henry VIII. Kateryn Parr est connue pour être celle qui a survécu à Henry VIII (ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait vrai, puisque Anne De Clèves lui a aussi survécu), mais en dehors de cela, je savais peu de choses sur elle. Dans la série Les Tudors, ce n’est pas la reine que l’on retient. Joely Richardson fait même pâle figure en comparaison de la prestation de Tamzin Merchant, la Reine Catherine Howard.

Ce roman démarre un an après la fin du roman « l’héritage Boleyn« .

« La dernière Reine » de Philippa Gregory, aux éditions Milady

À trente et un ans, Catherine Parr est tout juste veuve lorsque Henri VIII, le souverain d’Angleterre qui a conduit quatre épouses au tombeau, l’invite à l’épouser. Confrontée à un choix qui n’en est pas un, Catherine sait le danger qu’elle encoure. Mais Henri est en adoration devant sa nouvelle femme. Cela suffira-t-il pour rester en vie ? La jeune femme brille par son indépendance d’esprit et d’action. Mais celle qui mena une réforme religieuse et qui fut la première femme à publier en Angleterre sous son propre nom est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l’accusent d’hérésie, crime puni par le bûcher et dont l’ordre d’exécution est signé… par le roi.

La dernière reine Philippa Gregory

Je suis assez partagée sur ce roman, je n’ai pas aimé la première moitié de celui-ci et adoré la seconde ! Pour la première partie du roman, je me suis beaucoup ennuyée… Le roman traine en longueur entre les questionnements amoureux de la narratrice, sa petite vie de famille recomposée, et sa rencontre avec Dieu. En somme, le début du roman est quand même bien plat. Même le terrible Henry VIII est chiant à mourir, c’est dire !

Heureusement, l’action décolle lorsque le Roi Henry VIII part à la reconquête de Boulogne. De là, les événements s’enchainent et deviennent captivants. On sent le piège se refermer peu à peu sur Kateryn Parr. On se demande vraiment comment elle va réussir à s’en tirer, d’autant plus que les précédentes reines ont toutes échoué à regagner les grâces du souverain. Mais ne négligeons pas la folie d’Henry VIII !!!

Certaines parties du roman sont romancées. Par exemple, rien ne prouve que Kateryn Parr et Thomas Seymour aient entretenu une relation avant le mariage de Kateryn avec Henry VIII. Mais comme toujours, Philippa Gregory est très transparente sur le sujet dans ses notes à la fin du roman.

J’ai été heureuse d’en apprendre plus sur cette femme, qui fut d’une grande intelligence. Néanmoins, je regrette le portrait un peu lisse de Kateryn Parr et de Thomas Seymour. Ils sont présentés comme deux amants maudits. Lui est courageux, beau et fort, elle est érudite, belle et douce… La vérité est quelque peu moins romanesque… Il est avéré que Thomas Seymour ait abusé la future Elizabeth 1ère alors qu’elle n’était qu’une adolescente, et Kateryn Parr était parfaitement au fait de ce qu’il se passait. Quand on sait cela, ils sont tout de suite moins sympathiques nos deux amoureux… La dynastie des Tudors est plus glauque que l’intégrale d’Esprit Criminel, sachez-le !

Aussi, j’ai beaucoup aimé faire la connaissance de Will Sommers, le fou du Roi. Je ne sais pas dans quelle mesure son portrait est fidèle ou pas. Mais, il est tout de même intéressant de noter qu’il est un des rares proches du Roi a avoir gardé sa tête et surtout a n’être jamais tombé en disgrâce ! Cet homme était sans doute tout sauf fou, il avait même sans nul doute du génie !!! C’est d’ailleurs sous cet angle que Philippa Gregory le dépend. Ce fou n’est pas si fou que ça, bien plus malin et humain que son rôle ne le laisse croire.

Sinon, j’ai beaucoup aimé la partie qui traite du combat que se livraient les partisans de la religion catholique et ceux de la religion luthérienne. Je trouve l’histoire du protestantisme passionnante. Je ne partage pas cette foi (pas plus que le catholicisme), mais je trouve qu’il fallait beaucoup de courage pour remettre en question l’autorité de Rome (les gars risquaient le bûcher !), dénoncer les incohérences et surtout réclamer le savoir pour tous.

Question style, c’est bien écrit, fluide et limpide, il n’y a rien de plus à ajouter. Mais puisque je suis chez moi, je peux me permettre de chipoter un peu ! Je regrette que le titre français ne soit pas plus fidèle au titre original. En effet, The Taming of the Queen signifie le dressage de la Reine. On est d’accord, c’est laid, très laid. Mais le titre original est tellement plus parlant que « la dernière Reine ». Les traducteurs auraient vraiment pu trouver mieux. C’est un reproche que j’ai fait plusieurs fois aux romans de Philippa Gregory, comme pour « la Reine Clandestine » et « Deux sœurs pour un Roi ». Mais heureusement, ça ne gâche en rien la qualité des romans.

La dernière Reine ne m’a pas convaincue tout de suite, mais c’est tout de même un bon roman. Si vous vous intéressez un peu à la renaissance et à la dynastie des Tudors, il devrait vous plaire également.

 

(Visited 69 times, 1 visits today)

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer