Culture Lecture

La servante écarlate

7 novembre 2019

Il y a déjà quelques années, comme bon nombre de personnes je pense, j’ai découvert une série que j’ai vraiment beaucoup aimée : The Handmaid’s Tale. Ca faisait déjà plusieurs semaines que j’entendais parler de cette série, quand je me suis lancée dans la mini-série Captive. J’ai adoré Captive ! Il s’agit d’une adaptation d’un roman de Margaret Atwood. Pour être honnête, ayant assez peu de culture littéraire étrangère, je ne connaissais pas du tout cette auteure. Mais j’ai tant aimé Captive que lorsque j’ai su que The Handmaid’s Tale était également une adaptation d’un roman, « La servante écarlate », de Margaret Atwood, je me suis décidée à la visionner. Et j’ai bien fait, j’ai adoré également !

Il y a peu, je n’avais vu que la première saison. On m’avait dit que c’était plutôt fidèle au roman, alors je me suis dit que ce n’était pas indispensable de lire le roman, même si j’en avais très envie. Finalement, le visionnage des saison 2 et 3 de la série auront ravivé mon intérêt pour l’univers de The Handmaid’s Tale. Et finalement, c’est la sortie d’un second tome, « Les testaments », qui aura fini par me décider à enfin acheter ce roman !

« La servante écarlate » de Margaret Atwood

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Résumé : Fnac.

Bon, Je ne suis pas exactement d’accord avec le résumé de la Fnac. Toutes les femmes fertiles ne deviennent pas servante, seulement celles qui doivent se racheter une conduite.Ce n’est pas le seul point du résumé avec lequel je ne suis pas forcément d’accord, mais je ne vais pas en parler, je ne veux pas spoiler le livre.

Je vous préviens tout de suite, je crois que vous n’avez pas fini d’entendre parler de Margaret Atwood ici ! J’ai vraiment ADORE ce roman !!! Et je regrette tellement d’avoir vu la série avant !

blog avis la servante écarlate

Pas de malentendu, j’aime toujours autant la série. Mais connaissant l’univers de Gilead grâce à elle, cela m’a un peu gâché la découverte. Or, toute l’habilité de ce roman repose justement sur la découverte de l’univers. On nous distille petit à petit des petits bouts de Gilead, son horreur et comment les protagonistes en sont arrivés là. Il y a bien moins de mise sous tension que dans la série, moins de suspense également. Il y a quelques différences par rapport à la série, mais dans les grandes lignes, cela reste la même chose. A mon sens, l’idéal est donc de découvrir le roman, puis la série.

La plus grande différence est que la série nous livre bien plus de détails sur le sort des personnages, en particulier les personnages secondaires. Le livre reste bien plus énigmatique et n’apporte pas certaines réponses. Mais, l’épilogue donne une explication très plausible aux zones d’ombre. J’avoue préférer les livres où toutes les réponses sont apportées. Je trouve toujours super frustrant de ne pas savoir comment cela se termine. Pour autant et bizarrement, dans le cas de « La servante écarlate », ça ne m’a pas tant gênée que ça.

Certains personnages ont aussi une psychologie un peu différente par rapport à la série. C’est le cas de DeFred, de DeGlen, de Moira et même de Serena Joy. DeFred est plus passive, tandis que Moira est plus rebelle, DeGlen est bien moins développée. Par ailleurs, ces deux dernières sont hétérosexuelles. C’est pas mieux, ni moins bien, c’est seulement différent. En revanche, jJe préfère le développement de Serena Joy dans la série qui est bien plus nuancée. Dans la série, c’est je pense mon personnage préféré, alors que dans le roman, elle est juste détestable.

L’écriture de Margaret Atwood est vraiment super efficace ! Simple, mais surtout complétement addictive. L’alternance avec les flashbacks pourrait rendre le récit compliqué à comprendre, mais il n’en est rien : Le flashback a toujours un lien avec le présent et surtout on ne s’éparpille pas ! De cette façon, le récit est toujours très clair.

Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate est pourtant terriblement d’actualité. En s’imposant de ne rien créer qu’il n’ait pas déjà existé, Margaret Atwood a créé un univers intemporel, toujours aussi crédible 35 ans plus tard, malgré nos avancées technologiques. Mais le plus troublant, c’est que sur bien des points, il fait même figure de prédictions. En effet, le quotidien glaçant de Gilead n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien nos libertés sont fragiles.

Je vous conseille vivement ce roman, je l’ai vraiment adoré. Avoir vu la série m’a pas mal spoilé le roman, mais qu’importe, il est excellent !

* Franchement, je pense que j’aurais mis 5 si je n’avais pas vu la série…

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